| Elevée
par sa mère bretonne, Maya, petite métisse,
part à la recherche de son histoire... A travers ses
rencontres, ses expériences, et malgré ce monde
sans indulgence, sans complaisance ni générosité
à son égard, elle parvient à se hisser
au sommet de son art : la danse. Le plus grand chorégraphe
du moment l'emmène à New York...
Une histoire vraie, celle de Marie Dô, co-scénariste
et chorégraphe sur le film et auteur du livre : Fais
danser la poussière...
Téléfilm français - 2010 - Réalisation
: Christian Faure - Co-scénariste
: Bruno Tardon - Marie Dô - Chorégraphie
: Marie Dô - Co-production :
Eloa Prod - Expand Drama - BE-Films - RTBF - Participation
: France Télévisions - Pôle France
2 - Centre National de la Cinématographie...
Distribution : Tatiana Seguin (Maya (15-25
ans), Nastasia Caruge (Maya (9-12 ans),
Ambre N'Doumbé (Maya (6 ans), Marie
Denarnaud (Rose), Xavier de Guillebon
(François-Xavier), Benoît Maréchal
(Tim), Anne-Elisabeth Blateau (Marceline),
Cédric Brenner (Ludovic),
Michèle Bernier (Alice, grand-tante de Rose),
Michel Jonasz (Camille, grand-oncle de Rose)
et Eriq Ebouaney (Suleyman)... Docandfiction-tv.fr
Marie Dô (Co-scénariste et chorégraphe)
Maya : Force, courage, persévérance...
Marie Dô : "Le véritable propos
de Fais danser la poussière n’est pas la place
qu’on vous donne mais celle que vous choisissez d’avoir.
La pratique d’un art, d’une passion est un facteur
merveilleux de résilience. Et Maya personnifie la résilience.
Elle aurait dû mourir avec ce qui lui est arrivé,
mais son histoire a fait d’elle quelqu’un de très
fort et de joyeux. C’est pour cette raison que le film
peut aussi être considéré comme un divertissement
et pas seulement comme un film "prise de tête"
sur le racisme. D’ailleurs, il ne rendra pas les gens
moins racistes, loin de là ! Quand j’étais
petite, je me disais : "Pourquoi on ne m’aime pas
comme je suis ?". Maintenant, je pose sans cesse la même
question : "Pourquoi je ne peux pas être comme
j’ai envie d’être ?". Je refuse tout
ce qui m’enferme..."
"On a dû me récupérer..."
"Au-delà de l’histoire de Maya, c’est
aussi l’histoire de la danse, véritable colonne
vertébrale du film. Du classique au moderne, Fais danser
la poussière montre la danse dans ce qu’elle
a de plus beau : le travail, l’authenticité et
la reconnaissance... Imaginez qu’on filme votre histoire
! Je ne soupçonnais pas un instant la violence que
ça allait provoquer. Sans arrêt, j’étais
obligée de signaler qu’il s’agissait de
ma vie parce que chacun voulait se l’approprier d’une
façon ou d’une autre. Parfois, c’était
difficile de devoir revivre des moments intimes, ma mère
et d’autres membres de ma famille ne sont plus là.
Après le tournage, j’ai eu un gros coup de mou,
je pleurais, j’étais épuisée et
on a dû me "récupérer..."
Chorégraphe et co-scénariste...
"Je n’ai cédé mes droits
qu’à deux conditions : être coscénariste
et chorégraphe. Tous les danseurs que j'ai encadré
étaient des grosses pointures, issus de compagnies
prestigieuses comme le Conservatoire national ou le Royal
Ballet de Londres. Certains venaient vraiment de la compagnie
d’Alvin Ailey ! – la même compagnie que
Maya intègre à New York. Quand je n’étais
pas sur le plateau, je me trouvais en studio pour les répétitions
avec les danseurs et lorsque j’étais sur le tournage,
je gérais les chorégraphies. Il n’était
pas question que j’intervienne sur le travail de Christian
Faure (réalisateur). Il avait besoin d’être
libre et il n’était pas question que Christian
intervienne dans mon boulot ! J’ai créé
une quinzaine de ballets. C’était un travail
énorme pour un film qui retrace le parcours d’une
danseuse des années 70 aux années 90 ! Mais
je me suis régalée !..."
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